Ryanair, l’art de faire du buzz… et du marketing (1/5)
Posté le 10 février 2010 par Benjamin
En choisissant la compagnie Ryanair la semaine dernière pour partir en week-end, je m’attendais à tout. Prendre l’avion debout, me retenir deux heures pour ne pas payer les toilettes à bord, me battre avec la douane pour faire passer mon bagage à main… Nourri de préjugés négatifs, j’étais au paroxysme de l’angoisse… Me demandant ce qui pourrait mal tourner.
Eh bien pas du tout. Je suis tellement satisfait que je me demande même s’ils ne font pas en sorte d’entretenir cette anxiété à grands renforts de pub pour améliorer la satisfaction des usagers. Car rien n’est laissé au hasard, tous les fondamentaux du service et du marketing sont là. Petit tour d’horizon.
Partir de Beauvais : un jackpot économique et marketing
Première surprise, on ne part pas d’Orly comme EasyJet, mais bien de Beauvais, ou plutôt de « Paris-Beauvais ». 1H de navette pour s’y rendre. Mais à l’arrivée, 5 minutes pour embarquer. Au final, en additionnant le temps de trajet pour se rendre à Roissy, trouver son comptoir d’enregistrement et se rendre en porte d’embarquement, Beauvais s’avère être moins loin qu’Orly ! Et ce n’est pas un hasard. Etant donné la taille de l’aéroport, les temps d’attentes sont considérablement réduits, et Ryanair le sait.
Ce modèle est valable pour tous les aéroports : on n’atterrit pas à Rome mais à Ciampino, non pas Glasgow mais Prestwick… Sans être un expert du marketing, on se doute que l’idée de Ryanair n’est pas seulement de nous emmener à Beauvais pour le plaisir. C’est là que Ryanair impressionne.
Les compagnies aériennes louent aux aéroports le droit de stationner son avion à quai. A long terme, ce budget s’avère être l’un des postes de dépenses les plus élevés. Et Ryanair n’a qu’une idée en tête : réduire tous les centres de coûts. Il choisit donc Beauvais, à une condition : se faire payer par l’aéroport pour l’utiliser. La compagnie prétend faire une faveur en lui amenant des clients potentiels, c’est donc elle qui est en position de force. Il est donc « normal » que l’aéroport rétribue la compagnie sur les recettes directement engendrées par ses passagers. Ingénieux non ?
De plus, contrairement à Easy Jet, qui paie cher chaque minute d’avion en station à l’aéroport, Ryanair peut se permettre de prendre quelques minutes de retard sur un vol pour attendre un retardataire.
Double jackpot pour Ryanair, qui réduit les temps de trajet et baisse ses coûts. Et ce n’est que le début…
A venir :
2/5 : Ryanair : Fluidifier le parcours client et penser marketing
3/5 : Supports physiques chez Ryanair, entrez dans l’ambiance low cost
4/5 : Vous faire oublier votre peur en avion avec la culture low cost de Ryanair
5/5 : Le buzz communication de Ryanair
Tags | beauvais, business model, Buzz, Communication, compagnie aérienne, marketing, Marketing des services, modèle économique, moment de vérité, parcours client, rituel, ryanair, satisfaction client, Stratégie, support physique









Chargement